Notre démarche

Notre angle pédagogique

Au commencement, pour nous, il y avait 
cette visée : la vision d’une société plus humaine à construire, 
et ce défi à relever : comment arriverions-nous, nous déjà, à notre niveau, à nous engager sur ce chemin et à œuvrer à cette transformation sociétale ? 

Alors nous nous sommes mis en route comme des « chercheurs », passionnés et modestes, les pieds bien ancrés dans le concret de notre quotidien très ordinaire, avec tout ce que cela comporte de richesses et de lourdeurs.
Et cette recherche a conduit à l’élaboration d’une pédagogie qui nous est propre, et bien typée.

Avec notamment trois aspects très nets.

1• Partir du concret et de l’expérience de la vie ordinaire

L’ancrage dans le quotidien, dans l’ordinaire, dans le concret. 

Pas de grandes envolées, pas de réflexion philosophique, pas de théorie ni de recettes : seulement de l’expérience, du vécu, du concret aussi simple soit-il. Ainsi, à la Chênaie, c’est toujours à partir de son expérience personnelle que l’on tire enseignement pour sortir de l’accusation, de la comparaison et du jugement, des luttes de pouvoir etc…

2 • Une dynamique spécifique

La référence première et systématique au « cœur de soi »

Notre leitmotiv, notre « secret », c’est la dynamique du « va à toi… vers… ». C’est-à-dire que nous apprenons à nous référer à ce qui est le plus profond en nous : nos valeurs profondes, nos désirs de vie et de paix, ce qui est Source de Vie en nous… À toujours commencer par ce mouvement d’intériorité, afin que nos paroles, nos actions, nos positionnements ensuite soient nourris et éclairés de cette lumière et de cette force douce. C’est une ascèse, un apprentissage patient et parfois laborieux car ça nous renvoie à nos propres incohérences et rapports de forces intérieurs. Mais cela en vaut vraiment la chandelle, tant nous expérimentons que de réagir « en ping pong », ou à partir de lieux tordus ou douloureux en nous, ça ne construit pas vraiment la Société de Paix que nous désirons… voire pire : ça alimente ou même provoque les divisions que nous déplorons.

3 • La simplicité

Et la simplicité des propositions : questionnements, éléments de méthode… Une simplicité qui peut surprendre, voire dérouter certains. Et qui est pourtant d’une grande pertinence et d’une redoutable efficacité pédagogique.

Une dimension politique

Entrer dans le sens du politique

Expérimenter et construire le « vivre ensemble », 

à la fois dans la conscience de tout ce que ça signifie en termes d’attitudes, de regard, de positionnement : être ouvert, vouloir construire, accueillir et croire que chacun a une place dans l’ensemble, sortir de la comparaison et de la critique…
et dans la conscience que ça s’inscrit dans la dimension politique de l’être humain.

La dimension sociétale du quotidien

Choisir résolument l’expérience personnelle, le quotidien et le concret ordinaire comme matériau d’observation et comme champ d’action ne prive pas d’avoir un impact sociétal. Au contraire peut-être, car ce qui est découvert et compris est alors réellement incarné, donc potentiellement plus « solide » que toute théorie, et plus dynamique et plus opérant dans la mise en œuvre.

De même, nous apprenons à accepter la marche sûre et lente des « petits pas », dont nous vérifions la fécondité pour notre avancée, pour nos transformations personnelles et collectives.

Ainsi la proposition de la Chênaie de Mambré, malgré sa grande simplicité, possède une réelle puissance de transformation, à dimension sociétale et même « politique ».

Construire pour plus que nous

Dès les origines de la Chênaie, lorsque que le petit groupe initial s’est mis en route pour relever ce défi – le défi de chercher, tracer, baliser les chemins qui permettent de passer d’une société basée sur les rapports de forces à une société conviviale, fraternelle – il était évident que son ambition ne se limitait pas à la construction d’une microsociété harmonieuse. La Chênaie n’a de sens que par sa dimension sociétale large : elle est un « creuset », une micro-société expérimentale dont la vocation est d’inviter d’autres à parcourir ce chemin et à diffuser dans la société, dans le monde, un « nouveau mode de vivre ensemble ». Ainsi, que ce soit par le simple témoignage d’une façon de vivre et d’être, ou au travers d’engagements plus structurés dans des groupes de tâche ou de vie, elle devient une parole, une invitation, une espérance, un chemin de transformation qui est pour « plus que nous ».
En cela aussi réside la dimension politique de la Chênaie. 

Thérèse D. au VFE d’octobre 2022 :
« Ça fait 36 ans que je connais Sophie, j’ai fréquenté Dom comme voisine il y a une vingtaine d’années, j’ai fait la connaissance de Florence il y a 10 ans peut-être… Et depuis 4 ans que j’ai rencontré la Chênaie, je comprends : pour qu’il y ait des étoiles comme ça, il faut bien une voie lactée ! il faut bien quelque chose de plus grand, un lieu où la lumière circule… »

François D, au VFE d’octobre 2023 :
« La Chênaie a fait de moi un homme dans la cité »

Toute une histoire…